Petite histoire de l’alpaga

Petite histoire de l’alpaga

Originaire d’Amérique du Sud, l’alpaga a été domestiqué par les Incas il y a environ 6 000 ans. Mais qui est ce camélidé touffu au visage si sympathique? Quelle est son histoire, et celle de sa toison que vous portez actuellement sur le dos? Autant de questions auxquelles nous allons vous donner des réponses.

Dans la famille des camélidés…

En Amérique du Sud, il existe quatre espèces de camélidés : les lamas, les alpagas, les vigognes et les guanacos qui vivent tous dans la cordillère des Andes traversant l’Argentine, la Bolivie, l’Équateur, le Chili et le Pérou. À la différence de leurs cousins, les chameaux et les dromadaires, ils n’ont pas de bosses. Alors que les lamas et les alpagas sont des animaux domestiques, les vigognes et les guanacos sont, eux, sauvages. Mais comment faire la différence ? 

L'alpaga

Celui qui nous intéresse aujourd’hui, l’alpaga, vit à une altitude d’environ 4 500 mètres! Il est élevé pour sa viande et sa laine. C’est d’ailleurs le plus touffu de tous les camélidés réunis! Plus petit que le lama, l'alpaga mesure jusqu'à 1,5 mètres. Il se distingue également par ses petites oreilles droites, une caractéristique déterminante pour le différencier du lama.

Le lama

Le lama

On connaît surtout l’animal pour ses accès de colère quand il se met à cracher (rappelez-vous, le Capitaine Haddock en a fait les frais dans la bande-dessinée d’Hergé, Le Temple du Soleil). Et pourtant, c’est une fausse idée! En réalité, le lama est sociable et ne crache que lorsqu'il se sent en danger. Le lama domestique est le plus grand de la famille (il peut mesurer jusqu'à 1,9 mètres et peser 200 kg), et est élevé comme bête de somme et pour sa viande.

Le guanaco

The guanaco

 

Apparenté au lama, le guanaco, que l’on retrouve dans la région du Pérou méridional et en Patagonie, est un animal sauvage. Sa fourrure, moins épaisse que ses collègues, est brun roussâtre; son museau, son visage et ses oreilles sont gris, tandis que le ventre et l’intérieur de ses pattes sont blancs. 

La vigogne

The vicuna

Ce camélidé, sauvage lui-aussi, vit dans son environnement naturel sur les hauts plateaux de la cordillère. Mince et élancée, il est principalement utilisée pour sa laine très luxueuse. Eh oui, sa fibre est considérée comme l’une des plus douces au monde (encore plus que l’alpaga!), mais elle est de ce fait relativement dispendieuse.

Apprivoisé depuis 6000 ans!

Élevé depuis des millénaires dans cette région du globe où il vit sur les plateaux andins à haute altitude, l’alpaga est habitué aux conditions extrêmes : 30ºC d’écart de températures entre le jour et la nuit, une oxygène raréfié, des rayons du soleil intenses et des vents glacés. Bref, on a connu mieux! 

Domestiqué il y a environ 6 000 ans, il occupe une place importante et symbolique dans l’histoire des peuples andins. Les Quechuas, peuple ancestral amérindien et dépositaire de la civilisation inca, ont toujours été au cœur de son élevage qui est, pour eux, bien plus qu'une forme d'agriculture, mais le symbole d’une vie ancrée dans les traditions et les coutumes.

L’alpaga a joué un rôle crucial dans la survie et la prospérité de ces peuples, et occupe aujourd’hui une place très importante dans la culture péruvienne et dans celles des pays avoisinants. 

L'histoire de sa fibre

Historiquement considérée comme un cadeau des dieux, la fibre d’alpaga est alors réservée à la noblesse inca. Les Amérindiens l’ont utilisé dans la fabrication de nombreux styles de tissus pendant des milliers d'années avant son introduction en Europe. 

Selon de récentes études archéologiques, la fibre d'alpaga était de qualité similaire à celle de la vigogne avant les conquêtes espagnoles dans les années 1500. On pense que les fameux textiles Paracas, vieux de deux mille ans, contiennent de la fibre d'alpaga.

Aujourd’hui démocratisée, le Pérou a développé une véritable industrie avec cette laine. Avec la mondialisation, on retrouve par ailleurs, des éleveurs d’alpagas un peu partout sur la planète... et notamment au Canada! Son intérêt croissant réside probablement dans son faible impact environnemental, mais aussi et surtout, dans les nombreuses propriétés de sa toison parmi lesquelles sa légèreté et un pouvoir thermique indéniable.

Pour découvrir ses innombrables vertus, c’est ici!

Écrit par Pauline Ponchaux
Traduit du français par Jonelle Larouche

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